Taller de política

FOCUS PRESS 236

Edició tancada el 23 de juny de 2021

ARTICLES DESTACATS

(1) Entrevista a Quique BASSAT a El Confidencial (21-06-21): El artífice del éxito en las escuelas: “Los jóvenes me han decepcionado mucho”

(2) Article de Maxime LEFEBVRE a Telos (16-06-21): Le grand réalignement transatlantique  

(3) Article de Xavier LABANDEIRA a El País (18-06-21): Una compensación justa para la transición verde 

(4) Article de Nacho ALARCÓN a El Confidencial (22-06-21): Lo que no te mata te hace más fuerte: la Unión Europea tras la pandemia

(5) Editorial del Financial Times (21-06-21): Catalan pardons offer a chance of reconciliation

(6) Article de Francisco ALDECOA, Juan Sisinio PÉREZ GARZÓN i José SANROMÁ ALDEA a El País (22-06-21): Azaña y Ortega indultarían a los sediciosos

(7) Entrevista a José María MARAVALL a Crónica Global (20-06-21): “Los indultos son imprescindibles si queremos dar pasos para llegar a acuerdos” 

(8) Article de Manel PÉREZ a La Vanguardia (20-06-21): El programa político del poder económico catalán  

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FENT BALANÇ DE LA PANDÈMIA: L’IMPACTE DEMOGRÀFIC A ESPANYA; L’ÈXIT DE LA NORMALITAT ESCOLAR … 

Informació d’Emilio SÁNCHEZ HIDALGO a El País (18-06-21): La pandemia de coronavirus causa la mayor crisis demográfica en España desde la Guerra Civil El año 2020 acabó con la mayor cifra de muertes y la menor de nacimientos de la serie de datos del INE, que empieza en 1941. La covid ha acentuado dos tendencias que dejan un balance demográfico desolador … “Nunca han muerto tantas personas en España en un solo año desde que empieza la serie histórica que el Instituto Nacional de Estadística (INE) toma como referencia —empieza en 1941, dos años después del final de la Guerra Civil—. Y jamás habían nacido tan pocos niños. La coincidencia de estos dos fenómenos en 2020 deja un balance demográfico desolador, según indican los datos provisionales de movimiento natural de la población publicados este jueves por el INE. En el año que concentra el peor golpe de la pandemia han fallecido 492.930 personas, 74.227 más que en 2019. Es un 17,73 % más. Y han nacido 339.206 niños, un 5,94% menos que el año pasado. Así, el saldo vegetativo (la diferencia entre nacimientos y muertes) es el peor de toda la serie histórica: hubo 153.167 más fallecidos que alumbramientos, triplicando el dato de 2019, que ya era el peor hasta entonces” … “Por comunidades, los peores datos son los de Madrid. Es la autonomía que mayor incremento de muertes sufre respecto al año pasado, un 41,17% más, con 19.418 decesos más que el año anterior. Los dos territorios fronterizos con la Comunidad de Madrid son el segundo y el tercero más afectados: en Castilla-La Mancha han crecido las muertes un 32,33 % y en Castilla y León, un 25,97%. En el otro lado de la balanza se encuentran Canarias (4,19%), Galicia (4,97%) y Murcia (5,78%)”

Entrevista a Quique BASSAT a El Confidencial (21-06-21): El artífice del éxito en las escuelas: “Los jóvenes me han decepcionado mucho”  [1] Bassat, pediatra y epidemiólogo, coordinó a los expertos que asesoraron al Gobierno para el inicio del curso escolar. 10 meses después, ha sido nuestro mayor logro ante el virus … “El gran mérito es de los profesores, que han asumido unas responsabilidades que exceden su trabajo” … “Quien mantiene hoy la transmisión es el grupo de 15 a 29 años, por las actitudes de riesgo y porque no están vacunados” … “Será muy difícil mantener la mascarilla en interiores cuando en la calle no la lleva nadie” … “[Entre los epidemiólogos] ha habido muchos egos, ha habido ‘Simones’ y gente con mucha ansia de micrófono”

PANORAMA INTERNACIONAL DESPRÉS DE LA GIRA EUROPEA DE BIDEN

Article de Javier SOLANA a Project Syndicate (21-06-21): America’s Comeback Tour … Overall, Biden’s first foreign tour deserves high marks for both planning and execution. Biden succeeded in drawing a clear line under the previous administration, reassuring America’s European allies, and presenting the US as a “responsible stakeholder” within the multilateral system – precisely what it has long urged China to become. But disagreements among democratic countries will not vanish overnight, nor will the West recover its former global standing any time soon. America is back, and there is cause to celebrate. But, like it or not, the US-led unipolar world is gone for good”.

Article de Gilles MOËC a Telos (17-06-21): G7: à l’Ouest, du nouveau  … “«L’éléphant dans la pièce » est évidemment la Chine, un acteur-clé du G20. Le langage de la déclaration est « ferme » mais sans engagement vers des mesures effectives, et le texte oscille entre traiter Pékin comme un partenaire et un adversaire. Par exemple, sur le commerce international : « en ce qui concerne la Chine et la concurrence dans l’économie mondiale, nous continuerons à nous consulter sur les approches collectives pour contester les politiques et pratiques non marchandes qui compromettent le fonctionnement équitable et transparent de l’économie mondiale ». Sur les droits de l’homme, « nous allons promouvoir nos valeurs, notamment en appelant la Chine à respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales, en particulier en ce qui concerne le Xinjiang et les droits, libertés et degré élevé d’autonomie pour Hong Kong consacrés dans la déclaration conjointe sino-britannique ». Bien que la Chine ne soit pas explicitement nommée, elle est clairement visée dans la partie géopolitique du texte : « Nous restons gravement préoccupés par la situation dans les mers de Chine orientale et méridionale et nous nous opposons fermement à toute tentative unilatérale de changer le statu quo et d’accroitre les tensions ». Demander à l’Organisation mondiale de la santé de réaliser une étude sur les origines du COVID – la encore sans citer nommément la Chine – est dans la même veine. En revanche, le ton s’adoucit lorsqu’il s’agit du réchauffement climatique : « Nous coopérerons là où cela est dans notre intérêt mutuel sur les défis mondiaux partagés, en particulier la lutte contre le changement climatique et la perte de biodiversité dans le contexte de la COP26 et d’autres discussions multilatérales ». La Chine a rejoint le club du « net zéro cible » en septembre 2020, mais à son rythme propre. Il y a un alignement sur l’objectif final, mais le Pékin s’est engagé à atteindre le zéro net en 2060 au lieu de 2050, et repousse l’abandon du charbon. Les principes clés de la stratégie de Biden imprègnent clairement la position du G7 : une attitude « musclée » envers la Chine en matière de commerce et d’influence géopolitique du pays, mais un ton moins strident que sous l’administration précédente et reconnaissant le rôle crucial de la Chine dans les affaires mondiales. Le sommet a probablement constitue une nouvelle démonstration de la capacité de Biden à recréer une large alliance pour contenir la Chine, mais au-delà du fait que même les sommets du G7 réussis se contentent de « donner le ton » et d’esquisser des orientations politiques générales plutôt que de produire une action immédiate, le fait que le langage sur les conséquences pratiques de la position envers la Chine est particulièrement vague reflète probablement des nuances importantes entre les membres. Les intérêts des États-Unis et de l’UE ne sont pas totalement alignés en ce qui concerne les relations commerciales avec la Chine. Pour résumer de manière un peu caricaturale une question complexe, même si l’UE est de plus en plus prudente sur les investissements chinois sur son propre territoire et peut-être moins naïve sur les transferts de technologie, les Européens ont su faire de « bonnes affaires » sur le marché chinois, alors que les États-Unis ont finalement peu à vendre à la Chine au-delà des produits primaires. Pékin a tenté d’ouvrir un coin entre les États-Unis et Bruxelles en proposant à l’UE un accord d’investissement qui irait bien au-delà de tout ce que Trump a pu extraire de la Chine après deux ans de guerre commerciale. En fin de compte, la manœuvre a échoué du fait de la réaction vive de Pékin lorsque l’UE s’est rangée du côté des États-Unis lors des événements de Hong Kong, ce qui a conduit le Parlement européen à suspendre la ratification de l’accord. Mais une différence d’approche entre Washington et Bruxelles demeure en filigrane.  Dans une conférence de presse le 10 Juin préparant le terrain pour son approche du sommet du G7, le président français Macron avait exprimé ce qui pourrait être l’« angle européen », affirmant pour l’UE « l’ indépendance quand il s’agit de notre stratégie envers la Chine » .  Le sommet du G7 a été suivi d’une brève réunion de l’OTAN. Les questions sécuritaires et économiques sont bien sûr liées. L’incapacité de Trump à organiser une coalition contre la Chine venait en partie du fait qu’il réduisait dans le même temps le soutien américain à des alliés confrontés à une menace stratégique plus immédiate – la Russie, dans le cas européen – que celle de la Chine. Le langage du G7 contre la Russie était également assez musclé, et c’est la clé de l’équation de Biden. Pour inscrire l’alliance transatlantique dans sa stratégie de « rollback » de la Chine, il doit lever les doutes sur l’implication américaine en Europe qui ont été exacerbés sous l’administration Trump mais que le « pivot vers le Pacifique » d’Obama avait déjà semés.  Cet engagement « tous azimuts » accroîtra encore la pression sur les ressources américaines. Pour l’instant, le débat sur la capacité financière des gouvernements est gelé par le soutien extrême que la politique monétaire apporte depuis le début de la pandémie. Pourtant, l’un des défis du message sur « le retour de l’Occident » que ce sommet du G7 veut lancer est le niveau d’endettement auquel cette région devra faire face dans les années à venir, ce qui pourrait entraver sa capacité à façonner les relations internationales, à la fois dans le les domaines économiques et géopolitiques, tandis que la Chine a jusqu’à présent réussi à sortir de la crise pandémique sans entamer significativement sa puissance de feu budgétaire et monétaire. Dans le cadre de son soutien à la lutte contre le changement climatique, ce sommet du G7 a réaffirmé l’intention de fournir 100 milliards de dollars par an de ressources privées et publiques pour aider les pays en développement dans leur propre transition verte. Cet objectif de financement n’est pas nouveau mais sans concrétisation jusqu’à présent. Dans la même veine, de nombreux observateurs ont critiqué dimanche le manque d’ambition du G7 pour soutenir les programmes de vaccination dans les pays en développement au-delà de sa promesse d’un milliard de doses, mais plus généralement, cette question des « limites de capacité » risque de devenir lancinante. Cela peut prendre différentes formes selon les pays, par exemple une réticence persistante en Allemagne à dépenser plus pour la défense, ou la décision récente du Royaume-Uni de réduire son budget d’aide internationale”.

Article de Maxime LEFEBVRE a Telos (16-06-21): Le grand réalignement transatlantique  [2] … “Le monde selon Biden s’annonce beaucoup plus clair que le monde selon Obama ou le monde selon Trump. Clarté idéologique : le camp de la démocratie libérale contre le camp des régimes autoritaires (les Américains préparant un sommet des démocraties). Clarté géopolitique : les Etats-Unis s’acheminent vers une nouvelle guerre froide avec la Chine pour l’empêcher d’accéder à la prééminence mondiale, suivant la logique du « piège de Thucydide », sans qu’il n’y ait là aucune différence entre l’administration Biden et l’administration Trump. Clarté diplomatique enfin : les Etats-Unis structurent leurs alliances à la fois en Europe contre la Russie (c’est le rôle de l’OTAN), et en Asie contre la Chine (c’est le rôle du format Quad associant les Etats-Unis, le Japon, l’Inde et l’Australie ; ce format lancé informellement en 2007 a tenu sa première réunion ministérielle à la fin de l’administration Trump et son premier sommet au début de l’administration Biden)” … “La relation transatlantique va retrouver le cadre simple de la guerre froide, dans lequel l’OTAN garantissait la sécurité de l’Europe occidentale face au bloc soviétique, et les Européens n’étaient pas parvenus à développer une identité européenne de sécurité et de défense malgré l’UEO (Union de l’Europe occidentale) ? En vérité, la situation est différente à de nombreux égards. Premièrement, le rapport de forces transatlantique s’est modifié au bénéfice des Etats-Unis. Par exemple, le rapport des dépenses militaires françaises aux dépenses militaires américaines était de 1 à 10 à la fin de la guerre froide, il est de 1 à 15 aujourd’hui. En outre, l’ensemble européen est moins homogène, plus alourdi. Les pays de l’Est sont en général alignés sur les Etats-Unis. En matière militaire, c’est la garantie américaine de sécurité dans le cadre de l’OTAN qui protège l’Europe. En matière diplomatique, c’est la combinaison de Paris et Berlin (par exemple dans la crise ukrainienne) ou de Paris, Berlin et Londres (dans la crise iranienne) qui peuvent constituer le moteur d’une action autonome, mais le format E3 est affaibli par le départ du Royaume-Uni de l’Union. Il n’a d’ailleurs jamais été évident pour les Européens de s’accorder sur une action commune : on l’a vu dans le passé dans les guerres de Yougoslavie ou dans la crise irakienne de 2003, et on le voit aujourd’hui en Libye. Tout cela joue à l’avantage de Washington. Mais, deuxièmement, le centre de la confrontation géopolitique mondiale est désormais en Asie et non plus en Europe. En Asie, les Européens ne peuvent faire que de la figuration stratégique. En Europe, la menace russe est réelle mais n’est pas comparable à ce que représentait la menace soviétique. Pour les Etats-Unis, le théâtre européen est périphérique, il peut servir à aligner les alliés face à la Russie et à évincer la Chine (comme on le voit dans la remise en cause du format « 17 + 1 » créé par Pékin avec l’Europe orientale), mais Washington a d’abord les yeux braqués vers l’Asie, vers l’endiguement de la Chine, vers la sécurisation de Taiwan ou de la Corée du Sud, vers la préservation de la liberté de navigation aux abords de la Chine” … “Troisième élément à prendre en compte : l’accession de la Chine au premier rang de l’économie mondiale devrait intervenir avant la fin de la décennie (calculé en parité de pouvoir d’achat, le PIB chinois a déjà dépassé le PIB américain en 2014). Il n’est pas certain que la politique américaine de durcissement, de sanctions, de restrictions, puisse empêcher ce phénomène de rattrapage économique et technologique. Si la Chine devenait la première puissance économique, si l’Inde dépassait les principales économies européennes et même le Japon, si le total de l’économie du camp occidental démocratique (en gros les pays de l’OCDE) était dépassé par les pays non occidentaux, le monde pourrait connaître un effet de bascule et l’ordre libéral occidental pourrait se retrouver sur la défensive, peut-être même se disloquer. Le fait que les Etats-Unis soient au centre d’un empire bienveillant, reposant sur la confiance et la liberté, pourrait ne pas suffire à contrecarrer la force d’aimantation de la puissance chinoise. C’est une perspective qui nourrit des craintes légitimes mais qui n’en représente pas moins une pente forte. Quatrième et dernier élément : l’opposition tranchée entre un Occident élargi, libéral et démocratique, et un monde autoritaire, pourrait aussi se relativiser. Ce camp autoritaire n’a certes pas la cohésion idéologique qu’a pu avoir le camp communiste pendant la guerre froide (et qui était au demeurant relative, comme l’a montré la rupture sino-soviétique après 1960). Mais un puissant courant illibéral a pris forme dans le camp occidental, en Hongrie, en Pologne, avec les mouvements populistes en France ou en Italie, avec l’élection de Trump, avec le Brexit. C’est le retour du nationalisme qui porte ces mouvements « illibéraux », comme il porte aussi les régimes autoritaires en Chine, en Russie, en Turquie, en Iran, en Egypte, en Inde. Ce nationalisme répond à un besoin d’identité, de cohésion, de protection et d’efficacité, et les systèmes politiques libéraux ont du mal à défendre leur supériorité. Le libéralisme a repris le dessus avec l’élection de Joe Biden, mais les populistes restent en embuscade. Conjuguée à la redistribution des cartes géopolitique, la montée partout du nationalisme pourrait devenir profondément déstabilisatrice. C’est dire que le renouveau transatlantique, en dépit du confort et de la sécurité qu’il paraît apporter, est plus fragile qu’on ne croit. Le risque que l’Europe se transforme en proie à défaut d’avoir su s’affirmer comme puissance reste grand. Conjurer ce risque par l’union, la volonté, l’action, la coopération, est le grand défi qui reste posé aux responsables européens”.

ANÀLISI CRÍTICA DEL BIDENOMICS

Article de Robert SKIDELSKY a Project Syndicate (17-06-21): Las brechas en la propuesta económica de Biden … “Gran parte de la propuesta económica de Biden (o Bidenomics) gira en torno a la mejora de la productividad de la fuerza laboral mediante la educación y la formación. Pero ese es un programa de largo plazo. En el corto plazo, los llamados “cuellos de botella” del lado de la oferta podrían generar inflación. Así, hay un riesgo palpable de que una agenda excesivamente ambiciosa dé pie a abruptos retrocesos de políticas, una inflación renovada y mucha desilusión. Hay disponible un curso de acción más estable, pero la administración Biden ha hecho caso omiso de dos sugerencias radicales que le facilitarían mucho las cosas. La primera es una garantía laboral federal. Expresado sucintamente, el gobierno debería garantizar un empleo a todo aquel que no pueda encontrarlo en el sector privado, a una tarifa fija por hora no inferior al salario mínimo nacional” … “La segunda idea radical es el plan de libre comercio compensado del economista Vladimir Masch. Hasta ahora, Estados Unidos ha perdido millones de empleos en el sector manufacturero este milenio, en gran parte debido a la tercerización de la producción a mercados laborales más baratos en Asia. La contraparte de esto ha sido un déficit de cuenta corriente estructural del 5% del PIB en promedio … En un mundo de segundas mejores opciones, el plan de Masch ofrece la manera más rápida y elegante para que Biden logre el equilibrio comercial que se propone. El principio básico es sencillo: todo gobierno en posición de hacerlo debería fijar unilateralmente un techo a su déficit comercial general, y limitar el valor de las importaciones permitidas de cada socio comercial de manera correspondiente” … “Las autoridades que busquen estimular la economía deben prestar más atención que los keynesianos del pasado a evitar la inflación y asegurarse de que la creación de empleos en el país no tenga como contraparte una fuga de la capacidad productiva hacia el exterior. La administración Biden no tendrá más opción que aprender estas lecciones. Si es sensata, favorecerá el pleno empleo y la capacidad manufacturera necesaria para alcanzarlo por sobre la austeridad y el comercio sin trabas”.

APORTACIONS A LA COMPRENSIÓ DELS DILEMES DE LA TRANSICIÓ ENERGÈTICA

Article de Xavier LABANDEIRA a El País (18-06-21): Una compensación justa para la transición verde  [3] Se debe minimizar la desigualdad en el reparto de costes de la política climática, no dando ayudas en general, sino de manera selectiva a los más afectados … “En este contexto, ¿cómo diseñar una hoja de ruta que salvaguarde la transición y sea aceptable socialmente? En primer lugar, aprovechando el viento favorable de cola: las alternativas de mitigación climática —renovables implantadas de forma ordenada y sostenible, baterías o productos eficientes energéticamente— son cada vez más baratas. Además, las grandes economías del planeta están empezando a alinear sus esfuerzos en la lucha contra el cambio climático y esto limitará los efectos perniciosos sobre la competitividad. En segundo lugar, es imprescindible minimizar los costes de la política climática para así reducir también sus costes distributivos. Sabemos que opciones descentralizadas, como los precios de carbono, son altamente coste-efectivas y por ello debemos seguir apostando por ellas. No obstante, el nudo gordiano distributivo sigue intacto e impedirá la progresión si no tomamos medidas adicionales. Probablemente sea necesario, en primer lugar, abandonar el relato rosa de la transición energética y dejar claro a la ciudadanía que será un camino lleno de obstáculos para llegar a una situación sustancialmente mejor en el medio y largo plazo. Conviene subrayar, en este sentido, que los impactos económicos y distributivos de no actuar desde ya serán muy negativos. En segundo lugar, para poder transitar ese camino pedregoso, será necesario diseñar y aplicar inmediatamente medidas distributivas compensatorias para los más afectados por el proceso de descarbonización. Bajo mi punto de vista, estas medidas han de tener varias características: deben preservar, no obstaculizar, la actuación correctora de la política climática; deben concentrarse exclusivamente sobre los más vulnerables (territorios, sectores y grupos de renta); y deben ser capaces de revertir íntegramente los efectos negativos en el corto plazo y de resolver el problema distributivo en el medio plazo. No tiene sentido, por ello, retrasar el progreso de la transición manteniendo artificialmente bajos los precios de los productos energéticos, en particular los combustibles fósiles, para proteger a los que menos tienen. Primeramente, porque esto evita que se adopten los cambios de comportamiento e inversión necesarios para la corrección climática, engordando aún más la bola de nieve a la que me referí antes. Por si fuera poco, estas medidas tan burdas acaban beneficiando, con la excusa de proteger a ciertas capas sociales, a los que más tienen por sus elevados consumos energéticos. Precisamente por eso no tienen sentido estrategias compensatorias generalizadas, de café para todos, y urge ser muy selectivo en su aplicación. Entre ellas destaca lo que podríamos denominar cheque verde, una cantidad monetaria que sirva para compensar íntegramente solo a determinados grupos por los costes extra ocasionados por la acción de la política climática sin menoscabar los incentivos a la eficiencia energética o al cambio de combustibles. Nos encontramos en este caso ante medidas sofisticadas, personalizadas, que hoy podríamos definir e implantar sin demasiadas dificultades en un país como el nuestro. El cheque verde serviría para compatibilizar una política climática efectiva con la protección en el corto plazo de aquellos especialmente perjudicados por la transición. Pero para resolver los problemas distributivos en el medio plazo sería necesario actuar de forma decidida sobre el origen de los efectos: el equipamiento. Muchos grupos afectados tienen dificultades para reaccionar a los impactos de la transición porque no cuentan con los medios para renovar, por ejemplo, su vehículo o sistema de calefacción. Desafortunadamente, los programas públicos actuales para sustitución de equipamiento son manifiestamente mejorables en cobertura e intensidad. No es el momento de aproximaciones generales que, de nuevo, acaban beneficiando a los que menos lo necesitan y cuya efectividad ambiental es discutible porque muchos de los beneficiarios habrían accedido al nuevo equipamiento sin esas ayudas. Sin embargo, concentrando estos programas en determinados grupos sectoriales, territoriales o por nivel de renta, y cubriendo gran parte del coste del cambio de equipamiento, conseguiríamos atajar verdaderamente los impactos distributivos de las políticas climáticas en el medio plazo. No olvidemos, además que estas políticas tendrían un efecto de arrastre considerable sobre los nuevos sectores verdes, generando nuevos empleos, y reducirían aún más el coste de las tecnologías limpias. En resumen, un círculo virtuoso. Es el momento, en fin, de dar un acelerón y un volantazo a nuestras políticas climáticas. Debemos continuar aumentando su intensidad y simultáneamente dedicar abundantes recursos públicos, que pueden provenir de la propia aplicación de dichas políticas, a reducir sus impactos distributivos de una manera selectiva y rotunda”.

Article de Gonzalo ESCRIBANO a Agenda Pública (17-06-21): Las geopolíticas de la transición energética y su gobernanza … “Esos compromisos tienen implicaciones geopolíticas que requieren reajustar la política energética exterior europea en al menos tres aspectos: abordar las especificidades geopolíticas de las renovables, tratar de gestionar (y anticipar) la aparición de ganadores y perdedores de la transición y, finalmente, procurar las bases de una gobernanza energética global diferente.  Afirmar que la transición energética o las renovables suponen una transformación geopolítica no es decir mucho ni muy nuevo. Ya lo advertía el fundador de la disciplina, Sir Halford Mackinder, en un artículo publicado en 1943 en Foreign Affairs, ‘The Round World and the Winning of the Peace’. Según él, si un día el petróleo y el carbón se agotasen, la posibilidad de aprovechar la energía solar del Sáhara podía cambiar la geopolítica mundial. Para apreciar cabalmente esta conjetura hay que matizar que figura en una nota a pie de página; y actualizar que el problema, 80 años después, no es que los hidrocarburos se hayan agotado, sino que no podemos quemar todos los que se han encontrado desde entonces. La literatura académica más reciente plantea más bien la cuestión en términos de cómo las transformaciones energéticas se traducen en transformaciones geopolíticas. Y, en el caso de la UE, qué políticas pueden aplicarse para optimizar la alineación de valores e intereses europeos. Para ello, lo mejor es comenzar por clarificar el debate sobre las especificidades geopolíticas de las renovables” … “La siguiente cuestión es cómo la transición energética altera los equilibrios geopolíticos, regionales o globales. Por ejemplo, la conversión de Arabia Saudí de exportador de petróleo a exportador de hidrógeno o e-fuels podría atenuar su pérdida de ingresos e influencia, reforzando su peso regional frente a una Irán sin la capacidad financiera para redimirse en electro-estado. En su vecindad, la UE afronta situaciones igualmente complejas frente a Rusia en el Mediterráneo. En contra de lo que se cree, Rusia tiene mucho recurso renovable eólico y solar, especialmente hidroeléctrico (de gran relevancia para almacenamiento), aunque muy distante de los centros de consumo. Además, tiene capacidades petroquímicas y financieras y, como Arabia Saudí, cuenta con los medios para asegurar su conversión, aunque no sin ver reducido su peso energético global. En el Mediterráneo los ejemplos más claros y cercanos son los de Argelia y Marruecos. En una UE neutral en carbono a 2050 no habrá apenas espacio para el gas y petróleo argelinos, incluso si es capaz de reconvertirse a petroquímica, hidrógeno o e-fuels. Esto parece dudoso cuando ni siquiera ha sido capaz de convencer a las compañías petroleras y gasistas internacionales de invertir en la explotación de sus ingentes recursos de hidrocarburos. Aunque la nueva estrategia de la Comisión Europea quiera promover las renovables y el hidrógeno en Argelia, la tarea se promete ardua considerando las dificultades del país.  Hasta hace unos meses, Marruecos parecía el reverso de la moneda, con el compromiso en la lucha contra el cambio climático convertido en una de sus señas de identidad en el plano internacional (incluyendo el éxito de imagen de la COP22 de Marrakech en 2016), una de las políticas energéticas más alineadas con la UE en el contexto regional, una apuesta decidida por el despliegue de renovables y la descarbonización, e interconexiones eléctricas y gasistas (para futuros flujos de hidrógeno) con una Europa cercana. Incluso llegó a firmar un acuerdo de cooperación energética con Alemania, enfocado en importar hidrógeno verde marroquí para suplir el déficit alemán previsto en el futuro. Hoy las relaciones bilaterales están suspendidas a cuenta del Sáhara Occidental, el acuerdo languidece, y Alemania debe empezar a preguntarse hasta qué punto ganaría en seguridad de suministro sustituyendo el gas ruso por el hidrógeno marroquí. No parece necesario abundar aquí en las evidentes extensiones de este desencuentro al caso de la cooperación energética hispano-marroquí. Una gobernanza diferente. Los dos puntos precedentes (las peculiaridades geopolíticas de las renovables y las transformaciones geopolíticas de la transición) exigen una nueva gobernanza energética que incorpore ambos elementos, pues los vacíos de gobernanza son proclives a los comportamientos estratégicos. Para evitar ambos, deben instrumentarse los mecanismos que garanticen la seguridad de las nuevas infraestructuras y cadenas de suministro, así como contar con estrategias dedicadas a las vulnerabilidades de transición: tecnológicas, industriales, logísticas y de minerales críticos. Pero la seguridad física no basta. La era del petróleo sigue significando la mayor transferencia de renta de la historia desde los consumidores de crudo a unos pocos países productores. Una parte de ellos no las ha empleado precisamente en mejorar la vida de sus ciudadanos, sino en edificar regímenes clientelares y autoritarios, cuando no en desatar conflictos civiles y regionales. Para evitar que se reproduzcan estos fallos de gobernanza, desde la creación de un cartel como la Opep (ahora Opep+) a los conflictos por recursos, el régimen renovable emergente debe prevenirlos desde el principio. Para ello, la UE debe definir unos criterios claros de sostenibilidad ambiental, social y, sí, también geopolítica. Sería un gran fracaso que la historia geopolítica de la transición energética pudiera resumirse en 2050 en que Europa pasó de depender del petróleo del Golfo Pérsico o del Norte de África a hacerlo de su hidrógeno, sin más”.

UNIÓ EUROPEA: DE NOU ENFORTIDA DESPRÉS DE LA CRISI PANDÈMICA I ECONÒMICA … MENTRE ELS FALCONS ECONÒMICS S’INQUIETEN

Article de Nacho ALARCÓN a El Confidencial (22-06-21): Lo que no te mata te hace más fuerte: la Unión Europea tras la pandemia  [4] La Europa que sale del coronavirus tiene grandes debates frente a ella en todos los campos: desde la gobernanza económica hasta el gran teatro global, pero sale reforzada de la crisis …  Una de las preocupaciones es hasta cuándo podrá mantener este ritmo de compras el BCE … En los próximos meses, habrá elecciones en pesos pesados como Italia, Francia y Alemania … “Un año después, para sorpresa de no pocos, las cosas han salido muy bien. Al menos, esa es la conclusión en las oficinas de ambos lados de esa calle en la que Europa siguió funcionando, y es también la sensación en la mayoría de las capitales de la Unión Europea: hubo mil oportunidades de cometer errores fatales y, sin embargo, se salió adelante. Se podría haber salido mejor, más rápido o quizá de otra forma, pero teniendo en cuenta las experiencias pasadas, la respuesta había sido muy positiva. Eso ha provocado una atmósfera general de optimismo en Bruselas, París, Berlín, Madrid, Roma, Atenas y muchas otras capitales. La vacunación avanza a buen ritmo, con un sistema de adquisición conjunto coordinado por la Comisión Europea que, a pesar de las críticas iniciales, ha demostrado cumplir con su objetivo: que la campaña progrese de forma más o menos regular en todos los Estados miembros, evitando que los más ricos acaparen todas las dosis. Y la recuperación económica parece estar ya aquí, el Banco Central Europeo (BCE) adelanta la recuperación y la Comisión Europea es cada vez más optimista respecto a la salida de la crisis generada por el coronavirus, algo a lo que ayudará mucho el fondo de recuperación de 750.000 millones de euros (a precios de 2018) acordado por los líderes en julio de 2020” … “Como en cada crisis, la Unión Europea ha demostrado ser más fuerte y más capaz de soportar los golpes de lo que la mayoría creía. La vacunación avanza firme y confirma las teorías de los que creían que una estrategia común era el camino correcto, hay un rebote económico en marcha y un fondo de recuperación que ha demostrado que la deuda pública europea es posible, abriendo todo un abanico de opciones para el futuro. Aunque muchos de los retos que existían antes de la pandemia siguen aquí, como el final de la era Merkel o el reto de los países con derivas autoritarias, la Unión Europea ha demostrado ser flexible y rápida en su respuesta. Mucho más que en el año 2008. Y por muchas malas noticias que se hayan acumulado en los últimos meses, y las tormentas que se ven en el horizonte, en la Bruselas donde antes de la pandemia reinaba una sensación de estancamiento y parálisis domina hoy una sensación de optimismo”.

Crònica de Claudi PÉREZ a El País (21-06-21): Los halcones enseñan las garras Austria y los conservadores alemanes proponen reducir la deuda pública cuanto antes, pero el debate sobre la reforma de las reglas fiscales sigue muy abierto … “En la academia hay más consenso y se acumulan varias propuestas basadas en limar el sesgo proausteridad de la eurozona. Los expertos creen que el límite del 60% de deuda sobre PIB es una quimera con las cifras actuales de endeudamiento. Y que cuando el BCE normalice su política monetaria habrá que poner en marcha una estrategia de reducción gradual de la deuda, con objetivos diferentes para cada país, y aplicar una regla de gasto (una limitación del aumento del gasto público teniendo en cuenta la trayectoria del crecimiento). “El riesgo es que algunos países quieran volver a la austeridad demasiado pronto”, resume por teléfono Olivier Blanchard, execonomista jefe del FMI. André Sapir, de Bruegel, aventura “una postura fuerte de los frugales en los próximos meses, a los que puede sumarse Alemania en función de los resultados electorales, pero también una fuerte presión por el lado de Francia, que asume la presidencia de la UE el año próximo, con el apoyo de la Italia de Draghi y la España de Pedro Sánchez”. “Lo más probable es seguir con las reglas fiscales suspendidas o con una discrecionalidad tan grande que será como si estuvieran suspendidas, o una reforma no demasiado radical, cuya ambición dependerá de Alemania”, añade. Daniel Gros, del CEPS, vaticina que “nada va a cambiar” porque ni el Norte ni el Sur pueden armar mayorías suficientes. Y Wolfgang Münchau, de Eurointelligence, insiste en que “el punto de vista de los académicos será, como siempre, olímpicamente ignorado. Habrá una mejora en el tratamiento fiscal de la inversión, y poco más”. Berlín tiene la palabra. “No habrá cambios sustanciales hasta que Alemania esté preparada para aguar su freno de deuda constitucional”, avisa el exministro griego Yanis Varoufakis por correo electrónico. La CDU ha subrayado que no va a permitir nada parecido; los liberales (FDP), tampoco. El ministro de Hacienda y candidato del SPD, Olaf Scholz, se presenta como un par de manos seguras al volante con un ligero tinte socialdemócrata, pero trata de eludir el debate del freno de deuda, que en la práctica es un formidable artefacto de austeridad. Los Verdes son otra cosa: en su programa figura una reforma del freno de la deuda y de las reglas europeas. Marcel Fratzscher, del think tank (centro de estudios) berlinés DIW, cierra: “Los conservadores van por delante. Pero creo que sería de lo más preocupante que Berlín se niegue a emprender la reforma de las reglas fiscales y eso dañe las posibilidades de la UE de competir contra EE UU y China”. La gestión de la crisis del euro y la fase posterior fue una guerra de baja intensidad Norte-Sur, acreedores-deudores; el magistral farol de Draghi y su whatever it takes permitió postergar ese conflicto. Pero el debate sobre las reglas, espoleado por la rápida recuperación económica, volverá a sacar todo ese lío a flote. Y pronto”.

LA POLÍTICA ESPANYOLA GRAVITA ENTORN DELS INDULTS ALS NOU DIRIGENTS INDEPENDENTISTES CONDEMNATS … 

Discurs de Pedro SÁNCHEZ al Liceu de Barcelona (21-06-21): “Reencuentro: un proyecto de futuro para toda España”

Article de Salvador ILLA a El País (22-06-21): Por la concordia … Los independentistas, quizá convencidos de que su causa concitaba el apoyo de una gran mayoría, olvidaron los obstáculos y los riesgos de una deriva unilateral e ilegal … “Desde mi punto de vista, remover obstáculos que impiden el diálogo tiene una gran utilidad pública, al permitir el reencuentro entre los catalanes. En este sentido, el indulto no es solo una decisión que afecta a personas concretas, sino que proyecta sus efectos beneficiosos al conjunto de la sociedad catalana y libera a la política de una pesada hipoteca que le impide avanzar en la necesaria búsqueda de amplios consensos. La sociedad catalana es hoy una sociedad afectada por múltiples dolores. El dolor de los independentistas, muy visible a través, entre otras señales, de los lazos amarillos. Pero no menor es el dolor de muchos no independentistas que vieron como consensos trabados con dificultad a lo largo de mucho tiempo se hicieron añicos por la actuación temeraria de líderes de las fuerzas independentistas. Uno y otro dolor requieren de reconocimiento y perdón mutuos. Y me siento muy orgulloso de que un presidente de gobierno socialista haya tomado la iniciativa valiente y de tal envergadura. Muestra así su inequívoco compromiso con el diálogo y su decidida voluntad de impulsar el retorno a la política. Ciertamente, los indultos no constituyen en sí mismos la solución al problema, pero sin ellos no podríamos iniciar el tiempo nuevo que la sociedad reclama y que la solución al problema exige. Tenemos la obligación de apoyar este esfuerzo, y la responsabilidad de iniciar el imprescindible diálogo. La solución no vendrá del inmovilismo ni de la imposición de una ruptura que divide por mitades a la sociedad catalana. Entre uno y otro extremo deberemos encontrar una solución que quizá no entusiasmará a nadie, pero que puede acomodar a una mayoría que busca estabilidad y progreso, convivencia y respeto a las reglas del juego. A una gran mayoría de catalanes que no quieren perder ni más tiempo, ni más energías ni más oportunidades para que Catalunya vuelva a ser referencia de progreso y motor de prosperidad compartida, en una España fuerte en su unidad y orgullosa de su diversidad, en una Europa unida, capaz de defender con eficacia su modelo social en un mundo interdependiente”.

Editorial del Financial Times (21-06-21): Catalan pardons offer a chance of reconciliation  [5] Pedro Sánchez is right to seek a way out of political paralysis and social division … “The referendum on independence for Catalonia in 2017 tore apart Catalan society as secessionist leaders trampled on constitutional norms and dispensed with standards of consent imperative in a modern democracy. Nine ringleaders of the failed unilateral breakaway attempt were arrested and convicted of sedition by the supreme court. They were sentenced to prison terms of between nine and 13 years. The harsh punishment was in line with Spain’s criminal code and went some way to meeting the thirst of many Spaniards for retribution against those who sought to dismember their country. But it has done nothing to heal the wounds in a divided Catalonia or to help Spain find an accommodation with a region with a strong sense of its own political and cultural identity. It has made both of those objectives harder to achieve. So the decision by Spain’s prime minister Pedro Sánchez on Monday to offer a partial pardon to the nine jailed separatist leaders is a commendable attempt to try to open a route to reconciliation and coexistence within Catalonia and between the north-eastern region and the rest of Spain. It is also a bold move by Sánchez. The rightwing opposition parties are staunchly opposed as are the judiciary and even some grandees from the governing Socialist party. An opinion poll suggested 61 per cent of Spaniards are against the reprieve. It will almost certainly be challenged in the courts. The prime minister presented the partial pardon not as a concession to the nine jailed secessionists leaders but to the millions of Catalans they represent. He is not offering a full amnesty but a commutation of the secessionists’ prison sentences. Their convictions will stand. They will remain barred from holding public office. Their reprieve will be reversed if they commit another serious offence. Sánchez’s critics complain that his pardon is driven by partisan interests since his minority government needs the support of the ERC, the more moderate of Catalonia’s separatist parties which heads the regional government, in the Spanish parliament. They also say, with some justification, that the nine Catalan leaders have shown no remorse. Sánchez himself previously said they should serve their full terms. But there have been conciliatory signals. Oriol Junqueras, the jailed head of the ERC, said earlier this month another unilateral independence push would be “neither viable nor desirable”. The prime minister said he was not counting on persuading Catalans to drop their independence ambitions but he wanted them to understand they were unachievable outside the law. His ultimate goal is to negotiate a new statute of enhanced autonomy for the region that would help defuse or marginalise secessionist sentiment. His gambit may well fail. The initial reaction from Pere Aragonès, the Catalan regional premier from the ERC party, was that a pardon was not enough. If Catalonia is to find a way out of political paralysis and social tension, it will need leaders like Aragonès to show leadership, not be cowed by hardline separatists, and engage with the central government in Madrid. Spain’s opposition People’s party condemned the pardons, accusing Sánchez of trying to dismantle the state. But it has no solutions to offer to a crisis that has polarised Spanish politics and every interest in stirring up Spanish nationalist resentment. Some allies of the PP in business and the church, on the other hand, see the pardons as an opening for dialogue and negotiation. It may not work, but Sánchez is right to try”.

Article de Francisco ALDECOA, Juan Sisinio PÉREZ GARZÓN i José SANROMÁ ALDEA a El País (22-06-21): Azaña y Ortega indultarían a los sediciosos  [6] La línea divisoria hoy no separa a los independentistas de los partidarios de la unidad, sino a los que apoyan estrategias de la tensión de los que quieren liberarse de estas … “El debate sobre la pertinencia de los indultos es necesario, inevitable, legítimo. La posición favorable o contraria está mediada, pero no predeterminada, por la previa ante el Gobierno de Sánchez. Quienes consideraron ilegítima su presidencia, desde su origen, han tomado el asunto para redoblar su impugnación. Sepultan la realidad, fundamento de la política y del debate democrático, con premisas falsas y opiniones —más que discutibles— presentadas como verdades absolutas o hechos determinantes. Referiremos tres. Uno. Que la ley no se ha restablecido: en consecuencia no cabe diálogo, ni propiciar respuestas políticas, ni indultos. La realidad es que la ley constitucional se restableció aplicando su artículo 155; supuso la derrota del procés, aunque el independentismo logró una victoria simbólica el 1-0 (a cuenta del apaleamiento de los votantes en el referéndum anticonstitucional) que tuvo proyección internacional y que quedó ridiculizada por una DUI que duró segundos. Que elecciones autonómicas posteriores permitan al independentismo formar Govern no revela alteración del orden constitucional sino que España es una democracia. Dos. Que Sánchez necesita indultar para mantenerse. La realidad legal: su derecho a la presidencia llega hasta el final de la legislatura. Puede renunciar a él. O perderlo por una moción de censura (si Casado creyera sus denuestos contra el presidente estaría obligado a presentarla). El Gobierno cuenta con unos PGE que le dan plazo y le permiten mejorar la gobernabilidad necesaria para la reconstrucción económica. La importancia del apoyo parlamentario de ERC está en relación directamente proporcional con el desentendimiento del PP de la gobernabilidad de la democracia española. Le interesa mucho cuando gobierna, poco cuando le toca hacer oposición. Tres. Que los indultos son ilegales y contra el poder judicial. El Tribunal Supremo (Sala Penal) ha informado que “no puede hacer constar la más mínima prueba o el más leve indicio de arrepentimiento” y concluye “negativamente la concesión de cualquier forma de indulto —total o parcial—”. La ley no exige el arrepentimiento como requisito imprescindible. El criterio del sentenciador penal es determinante para impedir el indulto total, no el parcial. La legalidad de los indultos no la controlará la Sala Penal del TS, sino la del orden contencioso-administrativo. Esta, en 2013, empezó a exigir motivación, a fin de evitar arbitrariedad, en los casos en que hubiera oposición del ministerio fiscal y del tribunal sentenciador; advirtiendo que no podía “revisar la decisión de indultar”. Los reales decretos deberán motivarse, pues. Pero proclamar de plano su ilegalidad antes de ser aprobados es negar al Gobierno su potestad constitucional y atribuírsela al juzgador penal. Pasemos al meollo: ¿Existen razones de utilidad pública invocadas por el presidente para fundar su voluntad de indultar? Las hay, aunque haya dudas razonables sobre si los indultos cumplirán su finalidad. La responsabilidad del Gobierno pasa por esmerarse en la motivación. Porque serán recurridos (incluso cabe que el TS matice su jurisprudencia extendiendo su examen a la motivación, aunque el parámetro de legalidad seguirá siendo el de si resulta arbitraria, no si resulta convincente a criterio de la sala). Y, sobre todo, porque una motivación acertada es necesaria para que la ciudadanía les reconozca legitimidad mayor. ¿Qué razones? Están en la realidad. El procés ha conllevado una fractura que ha partido por la mitad a millones de catalanes: los movilizados masiva, duraderamente y con creencia cambiante (España no nos quiere, nos roba, nos reprime, no nos deja votar…) en pro de la separación; los que sintieron la asfixiante presión del independentismo que los expelía de la vida pública. Esa creencia y esa presión hoy están en retroceso. El president Aragonès, a diferencia de Torra, no refiere la acción de su Govern a “cumplir el mandato del 1-O”. En esta situación, no antes, los indultos, aún siendo solo parciales, pueden contribuir a restablecer la calma, mejorar la convivencia entre catalanes; aumentando así la presión ciudadana para que mejore la gobernabilidad en Cataluña, basada en la dialéctica Gobierno-oposición, y ocupada en los graves problemas sociales cotidianos y en el futuro de Cataluña. Esa posibilidad está en el dato del muy superior porcentaje de catalanes que apoyan los indultos al de los que se oponen; que indica también que esta raya divisoria no separa a los independentistas de los partidarios de la unidad, sino a los que apoyan estrategias de la tensión de los que quieren liberarse de estas. La decisión de indultar puede motivarse como una medida que persigue pacificación y buen gobierno, apoyada en la creciente voluntad y necesidad de convivencia en la sociedad catalana. Nos concierne también a las generaciones de españoles vivos. Hay advertencias de inflamación al amparo de una oposición mayoritaria de los españoles. Mayoría circunstancial y ya declinante en una opinión pública asaltada por hipérboles dramáticas (suicidio, traición, venta de la justicia…). Para la unidad de España y para su democracia mejor que apelar a sus pueblos —para que sus parlamentos autonómicos y sus ayuntamientos se alcen contra los indultos— es apelar, como ha hecho Sánchez, a la magnanimidad, a la benevolencia del pueblo español, a su consciencia integradora, en correspondencia con el papel que pretendemos en la Unión Europea. Quizá convenga que el presidente (tras aprobar los indultos, para no diluir la potestad y la responsabilidad de su Gobierno) comparezca en el Congreso, la sala suprema de la motivación”.

Article d’Enric JULIANA a La Vanguardia (19-06-21): Indultos sin mascarilla La situación española se halla en un momento de inflexión … La epidemia empieza a remitir en los países que han tenido la fortuna de disponer de vacunas para toda la población. Ello no quiere decir que la covid-19 esté controlada, ni que vaya a estarlo en un corto periodo de tiempo en todo el planeta. China fue el primer país en tenerla controlada –con métodos que no se podía permitir ningún país occidental- y ahora empieza a remitir en el Occidente rico, que cruza los dedos ante la incidencia de las nuevas variantes del virus. La ciencia ha hecho posible una auténtica proeza, pero quedan muchas incógnitas médicas por resolver. En España, a partir del próximo 26 de junio nos volveremos a ver las caras. Empieza la fase post-covid … La economía mundial también se halla en vías de recuperación. China tomó la delantera hace meses y ahora le seguirán Estados Unidos y Europa. La zona del mundo más damnificada es Latinoamérica, donde se calcula que la epidemia puede haber provocado un retroceso social de unos quince años. Las tensiones políticas y sociales en Latinoamérica empiezan a ser muy visibles, en contraste con la nerviosa expectativa que se respira en Europa. Contrapunto al optimismo: el repunte de la inflación, el encarecimiento de las materias primas, el peso de un mayor endeudamiento … La economía española puede crecer más de lo previsto en los próximos meses. Ello será así gracias al arnés de los fondos europeos. Hace ahora un año, la puesta en marcha de estos fondos no estaba clara, puesto que algunos países del centro y del norte de Europa se negaban a realiza un esfuerzo mancomunado en favor de los países más afectados, esto es, los países del Sur europeo. El acuerdo llegó en julio, gracias al cambio de orientación de Alemania, que veía en peligro la continuidad de la Unión Europea en su formato actual y la estabilidad de la zona euro. Doce meses después, el plan de recuperación español ya está aprobado. Europa no está peor que hace un año … Hace seis meses, una turba incitada por Donald Trump tomaba al asalto el Capitolio de Washington, con grave daño para la imagen internacional de la democracia estadounidense. Seis meses después, el nuevo presidente, Joe Biden, ya dicta línea. Biden acaba de ofrecer más cooperación a sus aliados occidentales a cambio que estos le ayuden a parar los pies a China en el plano económico, tecnológico –sobre todo tecnológico-, diplomático y político. Seis meses después de la ocupación del Capitolio, se han intensificado los aires de guerra fría entre Estados Unidos, China y Rusia. ¿Qué hará Europa? ¿China es, en términos reales, el nuevo adversario de un país como España? La política internacional muestra estos días los cambios en su sistema nervioso … La política interior española también ofrece novedades. Los indultos a los políticos independentistas presos están encontrando más apoyos de los inicialmente previstos. El empresariado catalán se ha pronunciado claramente a favor esta semana. Pero lo que más ha llamado la atención han sido unas declaraciones favorables del presidente de la CEOE, Antonio Garamendi. El empresario vasco que preside la patronal española ha provocado un auténtico terremoto en la derecha española, recibiendo un alud de insultos y desprecios en las redes sociales y en algunos medios de comunicación. Las jornadas del Cercle d’Economia que han tenido lugar esta semana en Barcelona es uno de los actos más relevantes que han tenido lugar en la capital catalana en los últimos años. Un punto inflexión, que no todos los observadores políticos han sabido calibrar. La anatomía real de España no es la que dibujan a diario algunos medios de comunicación de Madrid. Lo asombroso es que no se den cuenta de su error.

Article de Soledad GALLEGO-DÍAZ a El País (20-06-21): No está en juego la magnanimidad El lugar para el debate público es el Parlamento. Pero algunos políticos españoles creen que un teatro es mejor caja de resonancia … “Sobre el otro gran tema que debería ser objeto de debate público, los indultos de los condenados por el llamado procés, el presidente anunciará mañana, al parecer, su decisión de aliviar esas penas. Evidentemente, los indultos necesitan una explicación, pero, sobre todo, necesitan un debate político. No se trata de justificarlos en la magnanimidad del Estado o en la generosidad de la democracia. Hay algo más importante y necesario: explicar (y Sánchez no debería hacerlo en un escenario operístico, sino en el Congreso) que los indultos son necesarios para el Estado. Que son la decisión que más conviene al Estado no porque demuestre su generosidad, sino porque fortalece sus instituciones democráticas. Los independentistas alzan en estos momentos dos banderas, la amnistía y un referéndum de autodeterminación. ¿Qué mejor para el Estado que dejar esas banderas sin sentido? ¿Para qué la amnistía si las penas han sido indultadas? Frente al referéndum, el Estado tiene la poderosa arma de un nuevo Estatuto de autonomía que se someta a la votación de todos los catalanes. Es verdad que los independentistas aseguran que el Estatuto es “página pasada”, pero eso es solo una propuesta política, frente a la que existen otras. Si Esquerra Republicana de Catalunya lucha por ampliar su base independentista con nuevas propuestas, nada impide que otros grupos y el propio Gobierno luchen por ampliar la suya propia, no independentista, con otra oferta. No están en juego sentimientos, sino soluciones políticas, soluciones dentro de las instituciones democráticas. Quienes no sepan poner sus pensamientos en hielo no deberían entrar en el calor del debate, decía Nietzsche. Ojalá vuelvan pronto al Parlamento y a la discusión pública”.

Article de Javier CERCAS a El País (22-06-21): A favor de los indultos | Un acto de fe A los partidarios se nos podrá acusar de estar confiando en la medida de gracia. No tengo nada que reprochar a quienes no lo hacen. Solo espero que sean ellos quienes se equivoquen … “Existen razones muy poderosas para oponerse a los indultos, la principal de las cuales es que los presos del procés no sólo no se han arrepentido de lo que hicieron, sino que siguen proclamando que lo que hicieron fue correcto y, en casi todos los casos, que lo volverán a hacer. Por supuesto, hay quien dice que no hicieron nada; es falso: lo que hicieron, en el otoño infausto de 2017, fue arremeter contra la democracia en nombre de la democracia, amedrentar a la mitad o más de la mitad de los catalanes, provocar la huida de miles de empresas de Cataluña y colocar a esta al borde del enfrentamiento civil. Por eso están en la cárcel: por sus actos, no por sus ideas. La pregunta es: ¿merecen tales personas esta medida excepcional? El Gobierno la justifica bajo el criterio de “utilidad pública” que prevé la ley; es decir, por la convicción (o la esperanza) de que la salida de la cárcel de los condenados sirva para la concordia y la reconciliación. ¿Servirá el indulto para la reconciliación y la concordia, y por tanto para fortalecer la democracia? Esa es la pregunta del millón. Y el Gobierno, que debe de tener elementos de juicio para pensar que la respuesta es afirmativa, tiene la obligación de exponerlos con la máxima claridad, así como de explicar qué piensa hacer después del indulto para enderezar este tuerto monumental. No sé si, el lunes, la intervención del presidente Sánchez en el Liceo de Barcelona fue necesaria, pero estoy seguro de que fue insuficiente; esperemos al anunciado debate del día 30 en el Congreso, que es donde deben discutirse estas cosas. Necesitamos esas explicaciones. Ante todo, las necesitamos los catalanes agredidos por la brutalidad antidemocrática del secesionismo de 2017 (y por las tropelías del de ahora mismo). De nuevo: ¿pueden servir los indultos? Desde que el Gobierno los anunció, hemos tenido indicios, vislumbres, atisbos de que podrían servir, o quizá simplemente nos hemos esforzado en tenerlos, interpretando con un optimismo tal vez excesivo la carta de Junqueras desde la cárcel, o la foto de Pere Aragonès con el Rey. Es verdad en todo caso que, en Cataluña, el clima político ha mejorado a raíz del anuncio de la medida —una mejora alentada por el próximo fin de la pandemia y la llegada inminente de los fondos del plan de recuperación europeo—; no es menos verdad que entre nosotros el apoyo a los indultos es muy alto. No hablo sólo del apoyo de los empresarios, la patronal, la iglesia o los sindicatos, que tan triste papel han desempeñado casi siempre en el procés; hablo de la gente común y corriente. Ahora mismo no resulta fácil encontrar entre los constitucionalistas catalanes a alguien contrario a los indultos; los argumentos son conocidos: se cree que parte del secesionismo de a pie apreciará la medida y que por tanto ayudará a destensar la situación y a propiciar el diálogo; se razona que el Estado muestra su fortaleza mostrándose generoso con unos condenados que además ya han cumplido buena parte de su condena; se confía en que la medida quite razones a los secesionistas; se constata que la cárcel los une y el indulto los divide, etcétera. Además de conocidos, los argumentos son discutibles, pero no la existencia de esa mayoría social favorable al indulto. El hecho es relevante: se olvida con frecuencia que el llamado problema catalán no es primariamente un problema entre Cataluña y España, sino un problema entre catalanes, más de la mitad de los cuales hemos dicho una y otra vez, de todas las formas posibles, que no queremos la secesión. Por lo demás, también hay cosas indudables, como que los indultos, parciales, mantienen la condena por inhabilitación, o como el nerviosismo por momentos lindante con la histeria que su anuncio ha desencadenado en el secesionismo más duro, que siente que la medida le priva de una baza insustituible, nacional y sobre todo internacionalmente. ¿Significa todo esto que los indultos serán el principio del fin de la pesadilla? No lo sé. Tampoco creo que lo sepa el Gobierno. Ni siquiera esos secesionistas echados al monte que expresan en privado el deseo de regresar a la civilización, y que necesitan o dicen necesitar como agua de mayo los indultos para dar los primeros pasos… No hay certezas, quizá no puede haberlas. Planteado así el problema, a los partidarios de los indultos se nos podrá acusar de estar realizando apenas un acto de fe. La objeción me parece justa, además de dolorosa (sobre todo para mí, que soy un temible descreído): es un acto de fe en la concordia entre catalanes, en la buena voluntad de nuestros conciudadanos y en el futuro de nuestro país; pero también un acto de fe en el Gobierno, al fin y al cabo un Gobierno democrático que, nos guste o no, es el de todos. Yo entiendo muy bien que haya quien no pueda o no quiera hacer ese acto de fe. No tengo nada que reprocharles. Sólo espero que sean ellos quienes se equivoquen”.

Article de Fernando SAVATER a El País (22-06-21): En contra de los indultos | Indulgencia plenaria La justificación de los indultos que dará el Gobierno como medio para “fomentar la convivencia en Cataluña” es peor que los indultos mismos; lo que fomenta la convivencia democrática es el respeto y el temor a la norma compartida … Por lo visto el Gobierno, con gran esfuerzo inventivo, pretende justificar los indultos como medio para “fomentar la convivencia en Cataluña”. Creo que esta justificación es peor que los indultos mismos. Lo que fomenta la convivencia democrática es el respeto y el temor a la norma compartida: vivir en democracia es no tener que obedecer los caprichos de nadie sino solamente lo establecido por la Ley. Si los arrebatos, pasiones y obcecaciones identitarias de un grupo de ciudadanos que no admiten ser iguales a los demás (y que entienden su libertad como la de no ser iguales a los otros) adquiere tanto peso en la convivencia como la pauta constitucional, la democracia legal queda suspendida —o abolida, quién sabe— para verse sustituida por una olla podrida sentimentaloide en la que bullen leyendas históricas, agravios más o menos imaginarios, diferencias culturales acuñadas como irreductibles por quienes cobran por ello, etc. La isonomía esencial del sistema democrático se trueca en una disforia cívica que lleva a la división y el enfrentamiento de la ciudadanía. Y a ese disparate criminógeno, cuyos efectos en la España del pasado reciente o algo más lejano conocemos demasiado bien, se la reviste con la hopalanda de la magnanimidad y se la arropa con el manto de la concordia, lo mismo que el bruto que espía y maltrata constantemente a su cónyuge lo hace en nombre de su irresistible amor. El Gobierno de Sánchez se presenta a la opinión pública como forzado a tomar medidas arriesgadas por la intransigencia combinada de los independentistas unilaterales y la derecha anticatalana. Sus corifeos y coriguapos mediáticos le jalean en este dilema entre exaltados, apoyando los indultos, la mesa de diálogo y lo que venga después. Cuanta desvergüenza. La culpa de la derecha en el problema catalán es la misma que la de la izquierda, falta de resolución al aplicar las medidas legales, educativas y mediáticas efectivas que habrían podido detener el desarrollo del mal cuando aún se encontraba en sus primeras etapas. Ahora se presentan los indultos como la única respuesta al “algo habrá que hacer” frente al conflicto. Ya que no se puede afrontar realmente el mal, por lo menos tratemos de hacernos simpáticos a los malos para que sigan prefiriendo apoyar al sanchismo que desestabilizarlo provocativamente. Por supuesto todos sabemos, en primer lugar los que van a concederlos, que los indultos no tienen la mínima posibilidad de resolver nada: los indultados no piden ese beneficio, lo toman como una muestra de debilidad que se han ganado gracias a su arrogancia rebelde y no a su arrepentimiento, con ellos confirman que no deben ceder ni enmendarse, que van por el camino debido. Pero entonces, volvemos a los corifeos y coriguapos, ¿qué puede hacer el Gobierno de Sánchez, mirando a los ojos de los catalanes nacionalistas —la vicepresidenta Calvo dixit— salvo indultarlos a ver si hay suerte y se portan bien? Por supuesto a los catalanes no nacionalistas, que se saben españoles y no viven de quimeras, a esos no se les mira a los ojos; y al resto de los españoles, que se quieren tan catalanes como del resto de su país, aún menos. Nadie se atreve a decir lo obvio a los mimados rebeldes: la independencia unilateral no cabe en nuestro ordenamiento legal; los coloquios con independentistas para discutir sobre lo que pertenece a toda la ciudadanía española, aún menos; a quienes insistan en la sublevación de hecho, les espera el 155, los tribunales, la condena y una pena de cárcel sin indultos. Ya se les ha aplicado una vez ese tratamiento, con mucha vaselina, y la próxima vez ho tornarem a fer pero más a las bravas. Lo demás es una pérdida de tiempo y un indebido menosprecio a los catalanes que se saben y se quieren españoles”.

Article de Cristina MONGE a infoLibre (21-06-21): Si el Gobierno fracasa, no será por los indultos … “¿En qué ha acertado el Gobierno en este caso para que algo que a priori iba a ser tan problemático se dé por descontado sin mayor coste? En primer lugar, en saber leer el estado de ánimo de una sociedad. En Cataluña han sido varios los signos en los últimos años que indicaban que tanto independentistas como los que no lo son preferían apoyar opciones más tendentes al diálogo que aquellas que lo negaban. El resultado trascendental del 14F es una buena muestra. En el resto de España se han ido abriendo paso también las ideas de acuerdo y la necesidad de pasar página, algo en lo que sin duda ha influido también el cambio en las prioridades de las preocupaciones. La pandemia y la crisis económica lo inundan todo y protagonizan las inquietudes de la sociedad. El resto de problemas pasan a segundo plano. El segundo elemento de acierto del Gobierno ha sido saber trabar una estrategia tanto con los partidos políticos que han querido apoyar la medida como con aquellas partes de la sociedad civil especialmente significativas. Si se observa, se verá que apenas ha habido alusiones beligerantes contra quienes se oponen a la medida, pero sí argumentos que fortalecían a quienes la apoyan. En este escenario, los líderes políticos que se oponen a los indultos lo seguirán haciendo, con toda legitimidad, pero conscientes de que están más aislados de lo que preveían. En definitiva, una buena lectura del momento social y una adecuada estrategia política han conseguido que lo que podía parecer un suicidio hace apenas unos meses hoy se dé por hecho sin mayor coste. Para que se le considere un logro tendrá que surtir los efectos esperados: favorecer la distensión y un proceso de diálogo que ofrezca una salida razonable al conflicto. Ahí está el quid de la cuestión. Como me apuntaba el otro día un buen amigo y agudo observador de lo que ocurre en Cataluña, hacía mucho tiempo que nada aglutinaba un apoyo tan transversal de la sociedad catalana –tanto por parte de independentistas como de quienes no lo son–, y esa es una estupenda noticia. De hecho, muchos ya han pasado pantalla y empiezan a situar el debate en el próximo paso: cómo debe ser ese proceso de diálogo para que, si no es posible encontrar una solución, al menos consiga atisbar una fórmula para la convivencia en Cataluña y entre Cataluña y el resto de España. Cuando el actual Gobierno se someta a las urnas dentro de un par de años, los indultos no tendrán un peso significativo, lo cual es toda una victoria teniendo en cuenta de dónde se partía y la actitud de los extremos del tablero. Donde el Gobierno progresista se lo jugará será en el Ingreso Mínimo Vital, el Salario Mínimo Interprofesional, la gestión de los ERTE y la factura de la luz, entre otras cosas. Será de la gestión de la emergencia social –curioso que la expresión haya desaparecido del debate público, por cierto–, de lo que este gobierno será mayoritariamente evaluado. A priori, el fin de la pandemia y la llegada de los fondos de recuperación, transformación y resiliencia dibujan un panorama de múltiples posibilidades si se gestionan para reducir la desigualdad e incrementar la confianza en el futuro. También la de los jóvenes”.

Entrevista a José María MARAVALL a Crónica Global (20-06-21): “Los indultos son imprescindibles si queremos dar pasos para llegar a acuerdos”   [7] “… —Muchos veteranos del PSOE no están de acuerdo con los indultos. –Almunia sí, y yo, y otros más. Hay que recordar a José Ángel Valente cuando dice ‘No se tiene razón por haberla tenido’. Hay gente que debe repensar las cosas. Es un gobierno de coalición. Y la gente piensa en términos de bipartidismo. Y luego está el problema de las sucesiones de los liderazgos. Mitterrand odiaba a Rocard; Thatcher a Major… –¿Felipe González podría ayudar? –Ojalá ayudara, porque es muy inteligente. Debería tener conciencia de su papel histórico y de que los tiempos han cambiado. Él y yo tenemos prácticamente la misma edad, y repito el verso de Valente, ‘No se tiene razón por haberla tenido’. –Han compartido el mismo periodo histórico… –Y la amistad, espero que persista. –Usted, en su día, señaló que en el campo de la Educación, como ministro del ramo, se vivía una situación de transición. Y que el modelo debía pasar por una red pública y una red privada, pero que la concertada no se acababa de entender. Han pasado los años y no ha habido mucho cambio en ese sentido. –Colegios concertados hay en muchos sitios. En el Reino Unido, en Francia, o en Bélgica. Lo que pasa es que el Gobierno pagaba a los profesores, directamente, y eso constituía hasta el 85% del concierto, e implicaba que no se pudiera discriminar a profesores y que la admisión de los alumnos fuera gratuita. No podía suceder, por ejemplo, que una profesora embarazada, con un contrato temporal, fuera despedida por un cura reaccionario. Miquel Roca, de CiU, me ayudó mucho en su momento. Lo que no supe ver es que los colegios pasarían a depender de las comunidades autónomas, a partir de 1984. Y no hubo una atención como debió ser a la alta inspección, por ejemplo. –¿Cómo ve la figura de Pablo Iglesias? ¿Volverá a la primera línea? –Fue un querido alumno. Le ofrecí dirigir su tesis y se fue con otro profesor de la facultad. Peridis lo dibujó como un cordero con patas de lobo. He sido profesor de Bescansa y de Errejón, que aprecio mucho. –¿Ve a Errejón como dirigente del PSOE? –Ojalá sea del PSOE. Lo prefiero a Joaquín Leguina. Si Alfredo Pérez Rubalcaba viera a su querido amigo Leguina, se le abrirían las carnes–¿A qué cree que obedece su posición tan distante y crítica con Pedro Sánchez? –Al envejecimiento. –No será eso. Estoy hablando con usted, una misma generación.–Al envejecimiento cerebral”.

… AMB UNA REACCIÓ DE LA DRETA ATRAPADA EN EL SEU ESTAT HIPERBÒLIC …

Comentari de Fernando ÓNEGA a La Vanguardia (19-06-21): En el Ebro hay una frontera Esto no es una lotería: o Sánchez tiene gran seguridad en sí mismo o le da mucha confianza el mundo catalán … “Los indultos son los que demuestran con más claridad que en el Ebro hay una frontera. Del lado catalán, los partidarios son absolutamente mayoritarios, desde el empresariado hasta los obispos. Lo único que no tengo claro es si el respaldo es para el independentismo o para abrir el camino de la concordia dentro de España. Del lado español del Ebro, para encontrar un defensor hay que buscarlo entre los ministros de Sánchez, dirigentes del PSOE sometidos a disciplina o los que suscriben lo dicho por Antonio Garamendi: “si las cosas se normalizan, bienvenidos sean”. Creo que esta será, al final, la opinión dominante: simpatía con los indultados muy descriptible por escasa; posibilidad de que algo se arregle, deseo colectivo. Es decir, pragmatismo puro, salpimentado con abundantes gotas de desconfianza en las auténticas intenciones de Pedro Sánchez, que busca afanosamente el título de apaciguador, y en la capacidad de los negociadores de la mesa de diálogo para encontrar lo que Francesc-Marc Álvaro llama la tercera vía. ¿Enemigos del perdón? Los hay coherentes, que aplaudieron en su día al Sánchez que rechazaba cualquier solución contraria a los criterios del tribunal sentenciador. Los hay enardecidos que siguen hablando de golpe de Estado, creen que se premia a sus autores y utilizan la palabra traición. Y los hay que mezclan indultos, rebaja de penas en el Código Penal y ansias de conservar el poder, y les sale un discurso entre Pablo Casado y Santiago Abascal, elevado por Díaz Ayuso en su investidura a la categoría de gobierno y legalidad zarandeados por independentistas. Mantener la dirección del barco como la mantiene Pedro Sánchez en medio de esa tormenta de palabras tiene su mérito. Aquí sí que tiene un capítulo para una nueva edición de su Manual de Resistencia . Y una de dos: o tiene gran seguridad en sí mismo o le da mucha confianza el mundo catalán. Porque esto, evidentemente, no es una lotería. Es una apuesta de riesgo, pero no una lotería”.

Article de Roger PALÀ a Crític (22-06-21): Indults i propaganda Arran de la concessió dels indults als presos polítics de l’1-O, la política bombolla ha funcionat de nou a ple rendiment … Bombolles a Espanya: dels traïdors a la concòrdia. En l’àmbit de la política espanyola, la concessió dels indults també ha generat un cúmul de bombolles. La més sòlida, formosa i inquietant és la que ha elaborat la dreta espanyolista de tota la vida: és el nínxol “traïdors a la pàtria”. Els indults serien la prova que Pedro Sánchez i el PSOE han venut Espanya a canvi de mantenir el suport polític de comunistes i de separatistes. Vaja: el que ha fet sempre el PSOE des que el món és món. Aquest és un nínxol ampli i ben treballat, que històricament ha sigut un graner de vots per al PP, i que ara, desactivat Ciutadans, ho serà per a l’extrema dreta de Vox i per als sectors més retrògrads del partit de Casado. Ayuso i Abascal es mouen com un peix a l’aigua en aquesta bombolla pútrida, alimentada per les clavegueres de sempre. Al mateix temps, el PSOE ha intentat consolidar el nínxol “concòrdia i reconciliació”, realitzant una inversió notòria en propaganda, incloent-hi una escenificació extraordinària al Liceu amb risc de sobreactuació. Segons aquest nínxol, els indults serien una mesura de gràcia per obrir un període de retrobament entre catalans (i entre els catalans independentistes i la resta dels espanyols). Intentar consolidar aquest marc requerirà audàcia i bona sort, perquè sempre que s’ha intentat quelcom de semblant ha acabat anant pel pedregar. De fet, no és clar que tot el PSOE en la seva integritat pugui comprar-lo. Sí que integra una part del món de Podem i dels Comuns (“Catalans, us estimem”, deia ahir la ministra gallega d’Unides Podem Yolanda Díaz en un missatge que va ser llegit com a paternalista per una gran part de l’independentisme). El nínxol té, de moment, suports mediàtics i empresarials poderosos, dins i fora d’Espanya, en un moment en què la UE busca estabilitat i recuperació en l’era post-Covid …”

… AMB QÜESTIONS COL·LATERALS PERTURBADORES COM L’ACCIÓ JURISDICCIONAL DEL TRIBUNAL DE COMPTES …

Article de Jordi AMAT a La Vanguardia (20-06-21): L’encomanda El poder arbitrari del Tribunal de Comptes té inquietants conseqüències per a la qualitat democràtica … “Ara aquest informe del Tribunal de Comptes està servint perquè exerceixi la seva altra funció: la jurisdiccional. Consisteix a exigir responsabilitat comptable als gestors de béns públics la conducta dels quals hagi causat perjudicis a l’erari. La majoria dels tribunals de comptes al món no tenen aquesta competència, l’origen de la qual es remunta a l’ Antic Règim (com s’explica en un estudi de la Fundación ¿Hay Derecho?). No han estat poques les veus que han suggerit suprimir aquesta funció. Atès que els consellers d’aquest tribunal no obtenen la plaça per oposició sinó per designació parlamentària, aquesta funció casa malament amb la separació de ­poders. Però aquest poder arbitrari està tenint unes conseqüències inquietants per a la qualitat democràtica. Així, al Tribunal de Comptes, per una banda, s’han naturalitzat dinàmiques d’impunitat tàcita. És el mal d’un nepotisme denunciat i que no s’ha corregit. A partir d’aquí escriviu al vostre cercador “Tribunal de Comptes absol”. Comprovareu la filiació dels dirigents de primer nivell que han estat absolts els últims anys mentre que, de manera silent, el mateix organisme ha fet tot el possible per desmantellar l’independentisme institucional. Ho evidencia el cas dels afectats per aquest informe. Els que apareixen com a responsables de l’acció exterior de la Generalitat, com ara Andreu Mas-Colell i quaranta persones més, que d’aquí una setmana sabran quant deuen a l’ Estat: entre 5 i 30 milions a pagar entre tots. Com va passar amb la Junta Electoral, amb majoria conservadora, tribunals menors o òrgans administratius continuen tensant el nus que dificulta la solució”.

Article de Lluís BASSETS a El País (20-06-21): A Voltaire no se le encarcela Fue De Gaulle y no Sartre el que salió engrandecido de aquel lance entre el Gobierno y el filósofo que hacía apología del terrorismo … “Las peleas que aquí nos ocupan en torno a los indultos y a los castigos penales y administrativos por malversaciones y delitos vinculados al proceso independentista nada tienen que ver con la sangrienta historia de la guerra de Argelia y el fundador de la Quinta República. Pero aquí también se juega el prestigio y la imagen internacional del país —de sus instituciones, la justicia o los organismos de supervisión contable. Y su capacidad para incluir a todas las posiciones políticas pacíficas y civilizadas e incluso enorgullecerse de quienes son sus emblemas académicos e intelectuales más destacados. Si nadie fuera de Francia podía entender que se encarcelara a Sartre, fuera de España se hace también difícil de entender que se condene a la ruina a Andreu Mas-Colell, uno de nuestros economistas más brillantes. Fue De Gaulle y no Sartre quien salió engrandecido del lance y de la historia entera”.

Article de Guillem MARTÍNEZ a CTXT (20-06-21): El sello  … “El abuso del Tribunal de Cuentas permite ver la expansión aludida. Una amenaza ideológica en las instituciones. Su pérdida de neutralidad, y el consiguiente abuso personal sobre ciudadanos. Es un serio golpe a la división de poderes, a su equilibrio. Y un indicio de que los indultos no serán nada, si no se domina a la bestia que vive en el Estado. Y parece, en ese sentido, indomable. Pero la trayectoria política de Mas-Culell permite ver también el fuego y el infierno. Otro. No fue el político más inteligente de la austeridad y del procecismo inicial. Fue más. Fue el único inteligente. El único con capacidad para saber lo que estaban haciendo y a dónde conducía. ¿Qué hacía ahí? Lo que hizo lo podía haber hecho cualquier otro, con menos o sin ninguna formación. ¿Por qué aceptó hacerlo? ¿Por qué una mente privilegiada, en contacto con el pensamiento económico internacional, con la élite de la Academia, poseedor de una mentalidad abierta, participó en aquella locura sin ética alguna, abocada a futuribles inquietantes, como la restricción de la democracia, la estructuración de la miseria, el enfrentamiento social? No lo sé. Sucede periódicamente en Europa. Es otro sello del fuego y del infierno”.

… I UNA RESOLUCIÓ DE L’ASSEMBLEA PARLAMENTÀRIA DEL CONSELL D’EUROPA QUE SUSCITA LECTURES CONTRADICTÒRIES … 

Resolució de l’Assemblea Parlamentària del Consell d’Europa 2381 (2021): Should politicians be prosecuted for statements made in the exercise of their mandate? “… 10.3. [In view of the above, the Assembly invites] the Spanish authorities to:  10.3.1. reform the criminal provisions on rebellion and sedition in such a way that they cannot be interpreted so as to undo the decriminalisation of the organisation of an illegal referendum, intended by the legislature when it abolished this specific crime in 2005, or lead to disproportionate sanctions for non-violent transgressions;  10.3.2. consider pardoning or otherwise release from prison the Catalan politicians convicted for their role in the organisation of the October 2017 unconstitutional referendum and the related peaceful mass demonstrations, and consider dropping extradition proceedings against Catalan politicians living abroad who are wanted on the same grounds;  10.3.3. drop the remaining prosecutions also of the lower-ranking officials involved in the 2017 unconstitutional referendum and refrain from sanctioning the successors of the imprisoned politicians for symbolic actions merely expressing their solidarity with those in detention;  10.3.4. ensure that the criminal provision on misappropriation of public funds is applied in such a way that liability arises only when actual, quantified losses to the State budget or assets can be established;  10.3.5. refrain from requiring the detained Catalan politicians to disown their deeply held political opinions in exchange for a more favourable prison regime or a chance of pardon; they may however be required to undertake to pursue their political objectives without recourse to illegal means;  10.3.6. enter into an open, constructive dialogue with all political forces in Catalonia, including those opposing independence, in order to strengthen the quality of Spanish democracy through the authority of the rule of law, good governance and total respect of human rights, without recourse to criminal law, but in full respect of the constitutional order of Spain and reach a compromise that enables Spain, a strong European democracy, to settle political differences, including on sensitive issues;  10.3.7. implement these recommendations according to the principles of the rule of law as defined by the Council of Europe, paying due attention to the principle of equality of all citizens before the law”.

… I AMB LA INCÒGNITA DE QUINS PASSOS HAN DE SEGUIR A LA DESINFLAMACIÓ DE LA SITUACIÓ BUSCADA PER LA CONCESSIÓ DELS INDULTS … 

Entrevista a Miquel ICETA a El Español (20-06-21): “A la mesa con Cataluña yo llevaría la reforma constitucional para una España federal” “La normalización era para dominar las dos lenguas, ahora quizás haga falta más castellano que catalán en algunos sitios” / “¡Claro que quiero una solución votada! Pero ellos lo que quieren votar es la ruptura” / “Querer hoy a la Constitución es querer reformarla, pero sin el PP no se puede ni se debe”.

Article d’Astrid BARRIO a El Periódico (18-06-21): Y después de los indultos, ¿qué? Excarcelar a políticos y a activistas independentistas es condición necesaria pero no suficiente para empezar a normalizar la situación política en Catalunya después de años de excepcionalidad … Iceta habla de federalismo pero con ello no basta. Hay que convertirlo en plurinacional, un concepto que disgusta tanto a la derecha como al soberanismo pero que tiene la virtud de conciliar lo que algunos consideran irreconciliable … “El Gobierno tomará una de las decisiones más trascendentales de la legislatura. Una decisión simbólica que tiene como objetivo trasladar a la opinión pública que el proceso soberanista ha acabado con la victoria de un Estado que se puede permitir ser generoso y que es necesario pasar página y abrir un nuevo tiempo político. Este es el argumento de utilidad pública, naturalmente determinado por el Gobierno, que es quien está legitimado para ello, aunque a nadie se le escapa que también hay argumentos de utilidad privada y que con esa decisión el ejecutivo tiene garantizada su continuidad” … “Pero más allá del imprescindible abordaje político y por mucho que se quiera pasar página, la carpeta judicial del proceso no se cierra con los indultos. Los dirigentes independentistas huidos al extranjero son una patata caliente para la justicia y para el Gobierno de España, aunque tal vez la anunciada reforma del Código Penal para actualizar el delito de sedición y evitar anacronismos pueda ahorrar más contradicciones. A ello se suma la multitud de altos cargos que están punto de ser juzgados y que, en caso de ser condenados por los mismos hechos por los que los indultados van a ser parcialmente perdonados, generarán una situación paradójica que probablemente solo pueda resolverse por la vía del indulto. Y, mientras tanto,  quizás convenga recuperar la idea de tipificar nuevamente como delito la celebración de un referéndum ilegal. Solo por si acaso. Cuanta más claridad en cuanto a los límites mejor”-

Editorial de elDiario.es (21-06-21): Por el diálogo para Catalunya Un futuro mejor para España y Catalunya es posible. Si el diálogo fracasa, perderemos todos … “El paso que hoy da el Gobierno de coalición al aprobar los indultos es valiente. Es necesario. Es justo. Es histórico. Pero no es suficiente.  La salida de prisión de los nueve condenados del procés es un primer movimiento en la buena dirección. Era imposible avanzar hacia una salida política con los líderes de los principales partidos catalanes entre rejas. Pero su simple excarcelación no basta para solucionar este conflicto; ni siquiera para que la política catalana y española empiece a avanzar. También será necesario, aunque sea impopular recordarlo, buscar una salida para Carles Puigdemont y el resto de los líderes independentistas reclamados por la Justicia. La negociación será compleja. Los puntos de partida están muy alejados y hay muchos –en ambos lados– que intentarán hacerla naufragar. Se equivocarán quienes apuesten por posiciones maximalistas; quienes no intenten ponerse en el lugar del otro, quienes no estén dispuestos a moverse, a ceder, a reconocer errores previos, a rectificar.  No será rápido. Hay muchas heridas que sanar. Es probable que no baste con lo que queda de legislatura. Y sería deseable, de una forma o de otra, que lo acordado sea refrendado después en las urnas. Porque lo que se rompió ese 1 de octubre solo se puede arreglar con el voto de una mayoría de los catalanes a un nuevo pacto con España, que tendrá que estar dentro de la Constitución. Votar el acuerdo, antes de votar la ruptura. Asumiendo que no habrá una España unida y democrática en el futuro si una amplia mayoría de los catalanes, de forma constante en el tiempo, se quisiera marchar.  Sería otro error imperdonable bloquear esta negociación. Sería deseable que esa derecha que tanto dice amar a España pusiera de su parte en la búsqueda de una solución. O que al menos participaran de los acuerdos parciales que se tendrán que cerrar. Ojalá haya sentido de Estado en la oposición, por una vez. Hay deberes pendientes que no afectan solo a Catalunya, y que necesitarán del concurso del PP. Como el modelo de financiación autonómica, cuya reforma lleva más de seis años de retraso y perjudica a gobiernos de todo signo político (y a sus ciudadanos). O la apuesta por una red de infraestructuras menos centralista, que no pase obligatoriamente por Madrid y tenga en cuenta otras prioridades, como el imprescindible corredor mediterráneo, tan necesario para la economía española en su conjunto. Desde los medios de comunicación habrá muchos que apuesten por el incendio. Por lanzar gasolina al fuego. Por dinamitar este diálogo y fomentar la división. No esperen eso de nosotros. No será ese nuestro lugar. En elDiario.es, nos comprometemos con cumplir nuestro trabajo: por encima de cualquier otro valor editorial está el respeto del periodismo por la verdad. Pero nunca hemos ocultado nuestros principios. Tampoco ahora.  Creemos en la democracia, y no hay democracia posible sin diálogo. Creemos en la convivencia, y no hay convivencia posible sin ponerse en el lugar de los demás. Creemos en la concordia, en el perdón, en la reinserción y en el derecho a rectificar. Creemos en superar el pasado, que no es lo mismo que olvidarlo. Creemos que un futuro mejor para España es posible y que si fracasa el diálogo que hoy arranca, perderemos todos.  Por todo eso. Por nuestros socios y socias. Por todos nuestros lectores. Porque nos jugamos mucho. Vamos a defender el diálogo democrático para Catalunya y para España hasta el final”.

Article de Lola GARCÍA a La Vanguardia (22-06-21): Punto de partida, ¿hacia dónde? Sánchez defiende los indultos como prueba de la fortaleza de la democracia; ERC y Junts, de su debilidad … “El relato podría resumirse en dos ideas fuerza: Primero, los indultos no se conceden solo para aliviar a los nueve presos, sino como un gesto hacia sus votantes, hacia las miles de personas que les apoyan “y que se sienten solidarias con su futuro”, y también hacia los miles que no comulgan con ellos pero que creen que ya han sufrido “suficiente castigo”. Segundo, el indulto es el punto de partida. No se trata, según dijo, de empezar de cero, sino de “empezar de nuevo”, consciente de que lo que todo lo que ha ocurrido en los últimos años no se puede borrar para nadie. Y es el punto de partida de una negociación. Sirve para crear las condiciones de un diálogo. Lo que dé de sí ese proceso nadie lo sabe. Y, en ese sentido, dijo que no pretende que el independentismo renuncie a su objetivo, como él tampoco dejará de defender una España unida. Puso así sus propios límites” … “La concesión de los indultos es un hito político, que tendrá consecuencias para Sánchez y también para el equilibrio de poderes entre los dos grandes partidos independentistas. Tanto el Gobierno central como el de ERC coinciden en que este es un punto de partida. ¿Hacia dónde? Es lo que deberán dilucidar en los próximos dos años”.

Article de Josep MARTÍ BLANCH a El Confidencial (22-06-21): Pedro Sánchez, un poeta en el Liceu  … “Si el indulto es el primer paso, ¿qué es lo que viene a continuación? Sánchez estuvo firme en su discurso en la defensa del marco constitucional y del respeto a la ley. Pero al mismo tiempo dijo tener en la cabeza un nuevo proyecto de España que haga posible la vuelta al redil constitucional del independentismo. Probablemente, en su cabeza está el proyecto desarrollado por el ahora ministro de Política Territorial y Función Pública, Miquel Iceta, que hace tiempo que lleva fijando los límites de una hipotética oferta del Estado al soberanismo en la aprobación de un nuevo sistema de financiación y la resurrección del Estatuto de Cataluña que mutiló en su día el Tribunal Constitucional, pese a haberse aprobado en el Parlament de Cataluña, en el Congreso de los Diputados y en referéndum por los catalanes. Es decir, en el plan Iceta, los catalanes vuelven a tener un Estatuto votado por ellos mismos, algo que ahora mismo no tienen y que no está de más recordar. Será una oferta corta para el independentismo menos pragmático y razonable, igual que equivaldrá a una subasta mezquina de España por parte del constitucionalismo reacio a mover ficha, por pequeña que sea, si eso implica la naturalización del independentismo a través de la negociación política. El inmovilismo de unos y otros viene elevando el precio de las facturas que venimos pagando —todos, no solo los catalanes— desde hace tiempo. La inestabilidad política ha generado y sigue generando un saldo negativo que perjudica a España entera. Así que debiera parecer razonable que, al menos, se recupere la vía del diálogo y se intente hallar una solución que en el mejor de los escenarios nos hiciese ganadores a todos. No va a ser nada fácil llegar a buen puerto. Pero la imposibilidad no estará en que no sea posible alcanzar una entente que pueda dejar, como todas las negociaciones razonables, un sabor agridulce entre todas las partes, que es lo que acaba pasando cuanto todo el mundo pierde y gana algo al mismo tiempo porque abandona las posiciones maximalistas.  La dificultad está más bien en que los empeoradores de uno y otro lado son multitud. Algunos de buena fe, porque solo están equivocados, y otros —mal que pese escribirlo— porque tienen en el anticatalanismo y en el antiespañolismo una herramienta poderosísima que da sentido a toda su actuación política. Para acabar, más versos de Martí i Pol: “I, sobretot, no oblidis que el teu temps és aquest temps que t’ha tocat de viure: no un altre, i no en desertis” (Y, sobre todo, no olvides que tu tiempo es este que te ha tocado vivir: no otro, y no desertes). Y para no desertar, basta simplemente con tomar conciencia de la verdadera magnitud de los problemas, descartar las respuestas sencillas y atreverse a afrontar los desafíos. Los indultos abren la puerta a que todo esto pueda intentarse. Por eso son una buena noticia. Ayer, Pedro Sánchez no desertó”.

Article d’Andreu CLARET a El Periódico (22-06-21): Ganar los corazones y las mentes de los catalanes Solo el tiempo dirá si el presidente del gobierno ha conseguido revertir aquella “desafección” de Catalunya hacia España de la que habló el expresidente José Montilla … “Cuesta más valorar el impacto que pueda tener el ofrecimiento de participar en un “nuevo proyecto de país”, por mucho que Sánchez insistiera en que los indultos solo son “un primer paso” para alcanzar este objetivo. Aunque sus palabras contrastan con el lenguaje cuartelero dominante en la derecha española, no basta con tópicos como el de que no se puede concebir España sin Catalunya, ni Catalunya sin España. O la advertencia obvia según la cual “fuera de la Constitución no hay espacio para la política”. Se puede comprender que el presidente del Gobierno fuera parco en promesas cuando todavía no se ha reunido la mesa de diálogo con la Generalitat, y cuando la derecha lleva a cabo una ofensiva despiadada contra los indultos, pero para conquistar a los catalanes escépticos, que eran los principales destinatarios de su discurso, Sánchez tendrá que hacer públicas algunas de las ideas que Miquel Iceta le ha dejado en la carpeta de Catalunya. Las reformas legales necesarias para que el centro del tablero político catalán –aquel que va del constitucionalismo dialogante hasta el independentismo pragmático– pueda tomar la iniciativa dejando a los dos lados de este amplio espectro a quienes ven la Constitución o como un arma arrojadiza o como una pared insalvable …”

Article de Josep OLIVER a El Periódico (22-06-21): Catalunya y la vía federal  En un futuro en el que la población catalana deba decidir sobre un nuevo encaje en España, única vía realmente transitable las próximas décadas, llegarán otras dificultades distintas a las de hoy, aunque no por ello menos importantes … De las Jornades del Cercle se ha destacado poco el encuentro entre Moreno Bonilla, Núñez Feijóo, Ximo Puig y Francina Armengol, presidentes de Andalucía, Galicia, Comunidad Valenciana e Islas Baleares, respectivamente. Aragonès no estuvo presente. Y es comprensible: no es fácil la adaptación de su partido a una situación en la que la independencia para hoy se va redefiniendo como objetivo máximo, situándola en un dilatado horizonte. Salvando todas las distancias que deseen, la situación de ERC recuerda a la del PSOE de 1979. La retirada de Felipe González, al no aceptarse su propuesta de abandono del marxismo, se tradujo en un congreso extraordinario para corregir el rumbo, aceptar el socialismo democrático y facilitar su retorno a la Secretaría General. Con ello, se zanjó un histórico debate y si visualizó una vez más que las redefiniciones estratégicas de los partidos jamás son fáciles. Y dejan profundas heridas. En un proceso similar se encuentra hoy ERC: ampliar sustancialmente su base exige gobernar Catalunya de forma continua y exquisita. Pero esa tarea de gestión impecable y de perceptible mejora del bienestar es, por definición, larga y con inciertos resultados. Ello provocará dificultades, que deben estar ya emergiendo, entre distintas posiciones en la propia ERC que se acentúan por la precaria mayoría de los republicanos en el Parlament: así lo indican los acentos de distintos portavoces sobre exactamente qué significan los indultos. Pero, aunque todo se mueve, hay aspectos que continúan perfectamente anclados. Porque en el encuentro citado de los presidentes autonómicos se abordó una cuestión aparentemente insustancial en estos tiempos ‘posprocés’: la reforma de la financiación autonómica. Y ahí cada uno enfatizó sus preocupaciones sobre el peso que deberían tener, en un nuevo modelo, la población, el envejecimiento, la insularidad o la prestación de servicios similares. Y, por descontado, junto a la demanda de transparencia en la gestión de los cupos vasco y navarro, el énfasis en las balanzas fiscales negativas de Baleares o València. En este orden de ideas, si nos abstraemos de las cuitas diarias, intentemos visualizar un futuro en el que la población catalana deba decidir sobre un nuevo encaje en España, la única vía realmente transitable las próximas décadas. Si este fuera el caso, llegarán otras dificultades distintas a las de hoy aunque no por ello menos importantes. Y es ahí donde la reunión en el Cercle d’Economia de los presidentes autonómicos cobra relieve, al igual que lo tienen las declaraciones del valenciano Ximo Puig, demandando que la nueva financiación autonómica no se discuta únicamente con Catalunya y que, en el caso de que los catalanes consiguieran el concierto fiscal, este debería extenderse a todas las comunidades. La situación que se inicia ahora con los indultos es más que compleja. La que se vislumbra para los próximos años no lo será menos. Pero la que se puede intuir para un futuro ‘posprocés’, la de una España federal, en absoluto será más fácil. Difícil tesitura: a la que comience a discutirse el reparto de fondos, y de las transferencias de renta entre comunidades autónomas, el debate oculto por el ‘procés’ emergerá con fuerza. Y no será la política la que presentará mayor dificultad para avanzar. Serán los dineros”.

… MENTRE A LA POLÍTICA CATALANA RECUPERA PROTAGONISME UNA “SOCIETAT CIVIL” DE LA MÀ DEL CERCLE D’ECONOMIA I DE FOMENT DEL TREBALL

Editorial de La Vanguardia (19-06-21): La cuadratura del Cercle  Indultos, visita de Mario Draghi y debate de la recuperación: Barcelona cobra protagonismo … “Siendo el tema de la reunión de este año el de la reconstrucción pospandemia, se abordaron algunas de las líneas de actuación que marcarán el debate de la política económica futura: desde la exigencia de potenciar las infraestructuras (como el aeropuerto), pasando por la necesidad de crear un clima para favorecer el regreso de las empresas catalanas que dejaron de tener su sede en Catalunya, hasta el desarrollo de un Estado más descentralizado que permita usar los fondos de recuperación europeos de una forma efectiva y radicada en el territorio, que impulse un crecimiento sostenible. En este sentido, las palabras de Draghi indican la vía que seguir. Porque, como subrayó, de la crisis pandémica Europa solo podrá salir adelante al garantizar un “modelo social reforzado y adaptado a nuestros tiempos”. Y, todo ello, en el marco de una UE “más moderna, competitiva y solidaria, que vaya más allá de las divisiones entre norte y sur y que se sienta unida”. El concepto de consenso elaborado por Draghi, cuyo gobierno en Italia cuenta con una amplia base de apoyo desde la izquierda hasta la derecha, se lee como una invitación a superar las divisiones para conseguir mayor progreso social. El presidente del Gobierno, Pedro Sánchez, coincidió en que “la concordia también es un valor económico”. Después de un largo tiempo de enfrentamientos en España, este modelo debería inspirar a nuestra clase política y a la sociedad civil. La Barcelona cosmopolita, abierta y emprendedora de estos días puede ser el laboratorio de la recuperación de mañana”.

Article de Manel PÉREZ a La Vanguardia (20-06-21): El programa político del poder económico catalán  [8] La renovada presencia pública e influencia del empresariado se alimenta de su decisión de actuar y de la alianza tácita con el Gobierno de Sánchez. Una musculatura de la que no había dispuesto durante los largos años del ‘procés’, sin la complicidad de Rajoy … El relevo en el Gobierno cambió las expectativas de los empresarios catalanes tras los años de parálisis con el de Mariano Rajoy … El relevo en Foment da paso a un programa de activismo empresarial que desborda el ámbito económico e implica a la sociedad civil … El presidente del Cercle lanzó su apoyo a los indultos en la reunión de esta semana, primer paso de una salida política a la crisis catalana … El empresariado considera que la luz verde del Gobierno de Sánchez a la absorción de Bankia por CaixaBank es un respaldo a sus planes … El ministro de Transportes es el principal interlocutor de los líderes empresariales en el ámbito de las inversiones. Aena depende de él … La presión converge sobre el president de la Generalitat, que en apenas dos semanas ha tenido dos encuentros relevantes, con Sánchez y con el Rey … La truculenta escena del Govern con el Rey define la fase de transición que vive la política catalana … Durante las dos legislaturas del PP, el mundo económico catalán fracasó en su tercera vía

Article de Xavier VIDAL-FOLCH a El País (19-06-21): El mundo económico inicia el rescate de Cataluña Insólito aterrizaje de jefes de Estado y gobierno en Barcelona tras una década de sequía por el ‘procés’ … “Tras un decenio de procés secesionista, radicalizado desde otoño de 2017, Cataluña empieza a ser rescatada de su sima económica y su parálisis política. Y eso se fragua sobre todo desde sus grandes foros económicos. El europeísta y liberal Cercle d’Economia, que ayer culminó su reunión anual más influyente en más de medio siglo, bajo el mandato de Javier Faus. Y la patronal Foment, renovada al estilo democristiano —exigente, pactista, integrador— por Josep Sánchez Llibre. Este acaba de augurar, precisamente en la conferencia de su institución rival, que las empresas forzadas por el caos político del referéndum ilegal a trasladar su sede, ahora se inclinarán por ir volviendo” … “Solo desentonó el nuevo titular de Economía de una parte de esas partes, Jaume Giró. Sorprendió al personal amante de las buenas maneras acusando a España de mantener a los catalanes en régimen de “vasallaje”, por la letanía del déficit fiscal, y mucho más. Blandió datos pretendidamente buenos de la evolución económica catalana entre 2014 y 2020, pero ocultando, claro, el retroceso respecto de Madrid, la gran rival. Y bajó del proscenio sin saludar siquiera al presidente del Cercle. Un estilo”.

Article de Xavier SALVADOR a Crónica Global (21-06-21): Faus, 5–Giró, 0 … “La comidilla de las sesiones la protagonizó Jaume Giró, consejero de Economía de la Generalitat. Contra sus manifestaciones privadas tendentes a convertirse en el hombre del equipo gubernamental encargado de tender puentes y lanzar procesos de diálogo político, el periodista convertido a la cosa pública dejó anonadada a la concurrencia de las jornadas con la reivindicación de Carles Puigdemont y Andreu Mas-Colell, la supuesta represión del Estado (hizo un soliloquio sobre lo difícil que es hacer política en una España anormal en términos democráticos), los mantras del primer nacionalismo pujolista (déficit fiscal, expolio…) e incluso minimizando el efecto de la fuga de sedes sociales de empresas durante la etapa dura del golpe al Estado. Si la semana pasada se pedía en esta misma columna un voto de confianza para el consejero por su trayectoria anterior, la salida pública del armario del viernes hace difícil confiar en que su mandato avance por la vía del consenso. Aquellos que, tal y como pasó en su día con Isidro Fainé, sospecharon que Giró ejerció de caballo de Troya del secesionismo en la cúpula del grupo La Caixa, tras escuchar su discurso salieron de la reunión del Círculo de Economía libres de dudas sobre el particular. Con Ada Colau rebajando el tono de la turismofobia y de su singular y habitual populismo progre, Giró resultó el elemento más disruptivo de cuantos participaron en las jornadas. A irreductible parece que no le ganará nadie en esta legislatura. Por si alguien aún albergaba dudas, Giró fue este mismo sábado al programa bandera del independentismo en la televisión pública catalana. Allí intentó explicar, con más romanticismo que racionalidad, una visión de lo que acontece en Cataluña. Se ha trasmutado en un aprendiz de brujo. Suavemente desafiante y hasta provocador, sus intervenciones de las últimas horas distan kilómetros del discurso de antaño. Diríase que alguien en Waterloo le ha abducido. De la noche a la mañana, el consejero se presenta como el que saca más pecho en materia nacionalista del Gobierno de Aragonès.Un periodista de Crónica Global fue quien le sacó los colores en el programa FAQS de TV3 y le pidió que aclarase su posición con los presupuestos. Respuesta: para elaborarlos contaré con la CUP más que con el partido ganador de las elecciones últimas. Con ese planteamiento, Giró se invalida para futuros procesos de acercamiento, de extensión de puentes con Madrid o de cualquier otra función que no pase por enarbolar banderas de metadona identitaria en la narcosala catalana. Interpretando los datos a su antojo, Jaume Giró ha pasado en una semana de promesa política a nacionalista de piedra picada. Y quienes hace justo una semana pedimos un voto de confianza hacia la persona del flamante político hemos quedado superados en nuestra generosidad expectante una vez ha puesto a circular su personaje oculto”.

LLIBRES

Yuri SLEZKINE. La casa eterna. Saga de la Revolución rusa. Acantilado. Barcelona, 2021 … Articles de Pilar BONET: En la torre de Babel d ela utopía soviética … Stalin levantó frente al Kremlin un edificio de 500 apartamentos destinado a alojar a su élite política. Estaba llamado a representar el paraíso comunista, pero terminó siendo la antesala del infierno para muchos de sus habitantes. En su monumental ‘La casa eterna’, Yuri Slezkine recorre la historia de la URSS a través de lo ocurrido entre sus paredes … Albergaba un teatro para 1.300 espectadores, un cine para 1.500 y un cuerpo de bomberos de 24 miembros … “Visto desde la Casa, Stalin era un dios que residía al otro lado del río en la fortaleza del Kremlin” … “La retórica de Putin es de oposición a Occidente, pero no creo que busque restablecer el imperio” /  Antonio MUÑOZ MOLINA: Toda una inmensidad … Una revolución consagrada al triunfo de la igualdad erigía un edificio para albergar a una élite de privilegiados / Guillermo ALTARES a “Babelia” de El País (19-06-21): Un país que quiso abolir la realidad … Memorias, ensayos y libros de reportajes que permiten entender el totalitarismo soviético

Jordi PUJOL. Entre el dolor i l’esperança. Proa/Enciclopèdia. Barcelona, 2021 … Article de Lluís BASSETS a El País (21-06-21): La autoridad perdida del patriarca nacionalista Jordi Pujol, que regresa al autonomismo en sus últimas memorias, desfila en su ostracismo como un penitente arrepentido ante la opinión que le había admirado … “Como sucedió con la confesión de 2014, esta penitencia de 2021 nada aporta a la credibilidad de su autor. Todo lo que Pujol pueda decirnos sobre su vida, su confesión, su actual reconocimiento de que incluso la propia confesión pudo ser un error y también su exhibición penitencial, suenan a hueco tratándose de alguien que ha demostrado en su larga trayectoria una enorme maestría en el arte de confundir y emborronar. Es un pena, porque en estas memorias exhibe también un interesante retorno al realismo político, al reformismo constitucional e incluso a la reivindicación de la Transición y de sus héroes, especialmente de Josep Tarradellas, que merecen ser acogidos con la misma incredulidad que aquella súbita erupción independentista que le acometió en los inicios de la crisis catalana, poco antes de que estallara el escándalo con la confesión”.

Stefan ZWEIG. Dietaris. Quaderns Crema. Barcelona, 2021 … Article de Xavier AYÉN a La Vanguardia (22-06-21): Los diarios de Stefan Zweig desvelan su faceta más íntima Mañana salen a la venta en España sus Diarios, inéditos en castellano hasta este año. Aparece el hombre, en sus pensamientos y vida cotidiana y narra en directo las dos guerras mundiales que le tocó vivir … Strauss, Rilke, Freud, Schnitzler o Toscanini protagonizan destacados cameos … Hollywood: “Me quedo horrorizado de su increíble mediocridad” … “Libero algo en las mujeres y hombres. Me cuido mucho de no sacar provecho erótico”

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